mercredi 14 janvier 2009

Australie, Adelaide

Le 11.01.09
Apres une bonne nuit de sommeil, j'abandonne, la larme a l'oeil, ma CricriMobile sur le parking Avis, elle qui m'aura porte 7 jours durant, sur 2038 km, de Brisbane a Cairns, sans jamais rechigner.
Embarquement pour le vol JQ 963 a destination d'Adelaide a 10.35am, en ce dimanche matin gris du 11 janvier 2009...
Hublot. A un ocean de creme fouettee, succede un cheptel blanc de nuages moutonneux au-dessus d'un desert ocre et rouge, aride et vierge. Puis, plus rien... Le pur desert.
3h de vol plus tard, je pose le pied a Adelaide. Je poursuis de quelques heures le passage de Stef et Virginie. Et sur leurs bons conseils, je reserve mon trip sur Kangaroo Island, ma prochaine aventure, aupres du Tourist Informations. C'est formidable, le personnel s'occupent de tout!
Enfin, je recupere chez Avis, mon sponsor, ma nouvelle monture qui m'emmenera jusqu'a Sydney. Cette fois, c'est une Holden Astra argentee et flambante neuve, 5 portes, automatique, A.C. ; nous l'appelerons Yoyo (en hommage a mes parents qui...etc ; les lecteurs assidus du blog connaissent la suite...).
Il fait un temps magnifique. Le ciel oscille entre un bleu-Klein et un bleu-tout court, limpide et sans nuages.
Je me gare au centre d'Adelaide et pars en vadrouille urbaine, au hasard des rues. Et j'avoue que je suis vite emballe. Serait-ce le soleil et la petite brise agreable qui me font voir les couleurs et les avenues sous un jour bienveillant ? Toujours est-il que j'apprecie la quietude de ce dimanche ensoleille dans les rues commercantes de Rundle Street, ou les bars et les cafes accueillent des citadins flaneurs. Moi-meme j'erre au bord de la River Torrens, aupres du Convention Centre et du Festival Centre.
Cette partie de la cite a ete erigee suivent un trace regulateur en cardo-decumanus (il fallait que je le place celui-la!!... c'est un trace urbain nord-sud erite de nos amis romains) dans lequel s'engouffre le soleil dans les perpendiculaires est-ouest. Elle est entouree d'un no man's land de verdure, avec les Universites, les stades de sports, les parks, et au-dela duquel s'etend un vaste tissu pavillonaire, tres impressionnant depuis l'avion.
Avec un temps pareil, tout me parait beau. C'est probablement ce qui a fait la difference avec Brisbane...
Mais en dehors de tout aspect meteorologique, on sent ici une echelle urbaine interessante, des quartiers animes et chaleureux, des commerces et des facades coloniales pittoresques, des espaces verts et des parcs attrayants. Seul point noir, peut-etre : l'aeroport en front de mer et en pleine ville, qui obligent les avions a survoler la cite...
Quant aux evenements sportifs, je me balade en Australie avec un temps d'avance : j'ai quitte Brisbane une journee avant le debut du tournoi de tennis avec Tsonga and co. Ici, a Adelaide, debute dans une semaine une etape de l'UCI-Pro Tour (velo) a laquelle participe Lance Amstrong pour sa rentree. Et je serai a Melbourne 5 jours avant l'ouverture de l'Open d'Australie de tennis (un gros "SNIF!" pour celui-la...).
Je passe le debut de soiree a Glenelg, petite ville sur la cote, a 2 pas d'Adelaide. Le temps est toujours superbe, les gens sont de sortie, il y a de l'animation. Les lueurs, les couleurs, les reflets, somptueux, me donnent envie de prendre des photos tous les 100 m!...
Une bien belle journee qui se termine en apotheose par un sunset magnifique.
Finalement, rien de sensationnel, mais c'est surprenant comme il peut y avoir du sensationnel dans le rien... Et ce n'est pas la pleine lune incroyable qui me dira le contraire.
Aujourd'hui dans le monde :
...rien, c'est juste bueno!!...

samedi 10 janvier 2009

Australie, Townsville

Le 10.01.09
En bon Bolivien de la route que je suis devenu, j'ai gare mon vehicule dans une vaste aire de repos d'une station-service Caltex, a quelques kilometres de Townsville.
Je me reveille a 5.30am pour assister au lever du soleil et au depart d'un gigantesque truck "oversize" qui a stationne cette nuit a mes cotes.
Comme les stations sont ici bien pourvues, je prends une douchette matinale avant d'attaquer mes premiers tours de roues vers Townsville a 6.00am.
Quand j'atteins la capitale du North Queensland, il est trop tot pour y trouver un semblant de vie. Je parcours les rues desertes jusqu'au front de mer ou je m'arrete. C'est au nord de cette longue avenue que je penetre dans les Tobruk Memorial Baths, une piscine publique de 50m, construite a ciel ouvert entre les palmiers a partir de 1940. Dans ces installations vinrent s'entrainer les equipes olympiques australiennes de natation pour les olympiades de 1956 et 1960.
Je suis accueilli par un monsieur sympathique et bien costaud, chapeau debordant, lunettes de soleil et short, Luc, ne a Montpellier et parlant toujours tres bien francais malgre son depart de l'hexagone a 8 ans.
Pendant que je m'enfonce dans la ligne d'eau "Slow Lane" pour quelques longueurs, se deroule, dans les autres lignes, la seance du samedi matin.
Il est 7.00am et ca envoie deja du lourd!!! A la baguette, Luc dirige les operations et oriente la trentaine de nageurs dans leurs exercices. Il fait doux, le soleil est la...
Je fais bien pale figure a cote de ces enrages du crawl. Il faut dire qu'on compte parmi eux le 3e mondiale de triathlon (!), un membre de l'equipe australienne de water-polo, un Francais, Nicolas (non, pas toi!!!), ancien partenaire de l'equipe olympique de natation et maintenant reverse dans le water-polo, une nageuse de l'equipe australienne de 10km, une autre, incroyablement musclee, specialisee dans les tres longues distances. Luc me presente de loin tout ce petit monde qu'il connait par coeur, et interpelle a mon attention Melany et Catherine, 2 Australiennes parlant la langue de Moliere.
Luc, lui, etait en France il n'y a pas si longtemps, pour superviser 4 de ses poulains qui se lancaient dans la traversee du Channel (Maman, c'est la Manche...). Australie, terre de natation...(hihihihi, elle est bonne!!...mais c'est bien vrai quand meme).
L'entrainement suit son court. Une longueur, puis des tractions inversees, une autre longueur puis 5 pompes, une derniere longueur, puis on revient en courant. Impressionnant de voir tous ces athletes obstines en plein effort.
Vers 8.45am, la senace prend fin, pour certains, leur 12eme de la semaine...Seule l'intraitable bodybuidee des longues distances continue a mouliner ses gros bras dans l'eau...
Luc, gentiment, me donne en souvenir les lunettes de natation que j'avais loue.
Et plus loin, sur la plage, des hommes forts s'entrainent aussi...Eux, ils marchent en soulevant d'enormes poids au-dessus de leur tete, en les portant a bout de bras ou en les lancant.
Je trouve dans toutes ces activites physiques de plein air l'image que je me faisais de l'Australie : un pays dedie au sport, au corps et a la nature.
Cette longue Avenue en bord de mer, nommee The Strand, est bien agreable a parcourir. Outre le Tobruk, on y trouve de larges parterres herbores encadres de rangees de palmiers ; des joggueurs et des cyclistes y batifolent ; des enfants s'eclaboussent dans des jeux d'eau. Plus loin, une aire de baignade dans la mer, enclose pour se proteger des meduses, tres actives a cette periode de l'annee.
A l'extremite nord du Strand, un lagoon ou je ne manque pas de me prelasser a l'ombre d'un palmier.
Je quitte Townsville a 13.00pm, en ayant auparavant gravit (en voiture...feignant que je suis!) la Castle Hill. Encore un point de vue epoustouflant, en plein milieu de la ville, sur la mer et la region alentour.
J'entame mon dernier troncon de route sur la Bruce Highway, la derniere etape de mon road-trip vers le nord, Cairns.
Apres 2h de route, le soleil a laisse place a une pluie torentielle (saison oblige) qui rend la conduite delicate et fatigante.
Je gagne enfin Cairns vers 17.30pm sans pour autant voir cesser le deluge. Je suis epuise! Pas de visite de la ville : il pleut trop, je ne suis pas motive et, parait-il (dixit Romaine et Luc), ce n'est pas tres joli (j'arrive par une zone commerciale que je traverse, tristement, pendant 15 bonnes minutes...). Au lieu de cela, las, je me refugie dans un... hotel. Enfin un vrai toit, un vrai lit, une vraie douche! Pour, je l'espere, me remettre de ces 7 jours et 2038 km de route avant d'arpenter le Sud...
Aujourd'hui dans le monde :
- on m'annonce un -13 degres a Gif-sur-Yvette...Qui dit mieux??? ou moins, plutot!!???....
- merci 5e droite pour cette interessante histoire de l'Australie...
- non, Nicolas, je n'avais pas la forme pour participer a la seance de natation!!!!....

Australie, les Whitsundays


Le 09.01.09

Au bout d'une nuit pluvieuse moins mauvaise que les precedentes, je leve les paupieres a 6.00am pour scruter attentivement l'etat du ciel qui decidera de ma journee.

Ca semble se stabiliser et, a 7.00am, je me decide a reserver une place sur un tour en direction des Whitsundays. Pluie ou pas, je pense que j'aurai quand meme embarquer : il faut toujours profiter, et ce serait bien dommage de ne pas faire trempette au-dessus de la grande barriere de corail, l'une des merveilles naturelles de notre belle planete...

Depart avec le bateau de l'agence Mantaray 8.40am au ponton de la marina. 4 membres d'equipage et une trentaine de touristes prennent place sur ce petit navire a moteur moins dispendieux qu'a Fraser.

Les Whitsundays, archipel de 74 iles, dont certaines paradisiaques, se profilent a l'horizon.
Et chance incroyable : au lieu de la pluie annoncee et des cataclysmes redoutes, il fait monstre beau!!...

Premiere destination, le point de vue Hill Inlet, en haut d'une petite colline colline, d'ou nous avons une vue magnifique sur les iles environnantes et la Betty Bay, immense plage de sable blanc. Au loin, la superbe plage de Whiteheaven...

Je me promene sur le sable, pose les pieds dans une eau d'une clarte incroyable; les rochers prennent des teintes ocres, gris anthracite, et avec l'eau turquoise en fond, le cadre est idyllique.

Nous repartons. Deuxieme pause de la journee, apres le dejeuner : une plongee dans la Mantaray Bay. Cette fois, je me munie d'un appareil-photo-waterproof-insubmersible-sous-marin et pars a la decouverte des coraux et des poissons. Toujours pas d'ami Nemo en vue, mais pleins de superbes specimens. C'est royal! c'est colore, c'est intact, en un mot, c'est fabuleux, c'est la NATURE!

Sur le retour, je discute avec un couple de parisiens, un Francais du Val d'Oise, Thomas, et Audrey, une Canadienne de Montreal. En vacances pour 3 semaines en Australie, ils semblent deja lasser de notre capitale et de son manque d'horion. Dans ces contrees etendues, on les comprend plus facilement...

Le bateau accoste a 17.00pm a Airlie Beach.

Je profite une derniere fois du lagoon pour une seance de relaxation avant de reprendre la route, un McDo dans le bide pour le power!

Et c'est parti! la route s'ouvre devant moi a 18.30pm en direction de mon etape nocturne, Townsville, en passant par Bowen et Ayr.

Cricri et moi filons bon train et survolons quelques petits ruisseaux, les creeks, au nom fleuri comme "Breakfast Creek", "Batterry Creek", ou "Big Jack Creek".

Cette fois, c'est U2 qui m'accompagne plein tube sur la Bruce Highway. Cale sur un 110km/h, fenetres ouvertes, cheveux au vent (ils commencent a pousser...), j'entonne a tue-tete un One entetant!!
La longue litanie des tubes s'enchaine jusqu'a ce que je frappe de plein fouet un pauvre herisson bien gras qui n'avait rien demande a personne. Il s'est litteralement volatilise dans un affreux "schcrouiiick"!! sous mon pneu avant gauche, laissant comme seuls traces quelques piquants enfonces dans le caoutchouc...
Maigre consolation, le defunt animal aura pour compagne, pour eclairer son passage vers l'au-dela, une lune blanche magnifique qui resplendit dans un ciel bleu-petrole degage.
La route reprend ses droits. U2, ses guitares et sa batterie...
Aujourd'hui dans le monde : "Si vous voyagez vers l'au-dela, apprenez le latin, c'est une langue morte..." Michel Cazenave

Australie, Airlie Beach


Le 08.01.09
Depart a 5.00am au petit jour, direction les Whitsundays.
Sur la route, ce sont les 30T a double-remorques qui doublent a 130 km/h. Mieux vaut ne pas laisser trainer un retro...
La pluie fait son retour et s'abat avec force sur les plaines, les vaches et les innombrables cadavres anonymes qui jonchent la Bruce Highway, comme des crapauds, des lapins, des kangourous, des herissons, des pneux eclates.
J'arrive sur la reserve bien rouge sans croiser la moindre pompe sur des kilometres. Et quand j'en trouve une, ce sont deux cowboys en short et marcel huiles recurant leur cuisine qui me font comprendre dans un borborygme tout australien qu'il n'y a plus d'essence. Flute, ca se corse!...
Heureusement, ma reserve est vaste et mon calme legendaire, et je tombe sur une station service quelques dizaines de kilometres plus loin. Tout vient a point a qui sait attendre...
C'est a 10.30am que je debarque dans Airlie Beach, apres 5h30 de route...
Et cela fait plus d'une heure qu'il pleut des trombes d'eau. Meme en Asie, royaume de la mousson, je n'ai pas eu ca. Le ciel est vraiment bien bouche, mais je garde (toujours!) espoir.
Quand meme, pour une fois depuis tres, tres longtemps (la Thailande), je regarde la meteo pour reviser mes plans. Une grande depression plane sur la region et promet pluie et orages pour encore quelques jours. Ma sortie vers les Whitsundays est compromise...
En attendant, je profite du lagoon d'Airlie, un immense bassin public en bord de mer, avec palmiers et plages artificielles, lifeguards et jeux d'eau. On peut en savourer l'eau chaude par n'importe quel temps et a n'importe quelle heure, et c'est bien agreable apres une longue matinee de voiture.
Le soir, l'endroit est calme. Des chauves-souris imposantes deploient leurs ailes batmanesques vers de nouvelles branchent ou se pendre. Au loin, la rumeur des bars et de la ville...
Airlie est une petite bourgade touristique, principal point de depart vers les joyaux du coin, les Whitsundays et la barriere de corail. Ormis une rue principale commercante, avec restaurants, shops, et nombreuses agences de voyages, des maisons particulieres qui s'accrochent a flanc de collines face a la mer, et des petites plages tranquilles, il n'y a pas grand chose.
Mon angoissante question de ce soir : vais-je recuperer des 2 nuits passees dans la carcasse de Cricri ???....

mercredi 7 janvier 2009

Australie, le West Coast Fraser Island Tour


Le 07.01.09

Apres avoir tente en vain moultes positions dans la voiture, siege avant incline, sieges arrieres-genoux replies, de biais, de dos, pieds sur le tableau de bord, je vois se lever le soleil et en profite pour faire le mien. Bref, je me balade deja vers les 7.00am en attendant d'embarquer pour le tour du jour vers Fraser Island, la plus grande ile de sable du monde (si!).

Le gros bateau du Tasman Venture quitte le ponton toutes turbines vibrantes a 8.35am. L'equipage est constitue de 4 membres, le capitaine, son bras droit a casquette, son bras gauche, une grande demoiselle parlant francais (cool! ca mere vient du pays de Moliere) et un mousse ressemblant a Rob Machado (les amateurs de surf feront le rapprochement). Cote passagers, nous sommes une bonne trentaine de bons touristes de tous ages a arpenter les ponts du navire. On pourfend l'ocean le long de Fraser et de ses plages desertes, sous un soleil encore timide.

Une premiere halte sur une longue plage de sable blanc nous permet de mieux mesurer l'immensite et la solitude des lieux. Rien. Pas de traces. A perte de vue. Et une mer bleue magnifique d'une clarte incroyable.
Une fois remonte a bord de notre embarcation, les premiers d'entre nous ressortent aussitot a bord du petit zodiac surbooste nous permettant d'effectuer les transferts entre le bateau et les plages. Cette fois, pas de promenade, mais une sortie dynamique, ce qu'ils appellent l'extreme boating. Prenez un bon moteur, un bon pilote, installez 4 touristes en quete de sensation, et foncez dans le sillage d'un gros bateau et de ses vagues, foncez toutes voiles dehors dans la transversales de ces memes vagues, a 5 metres de ce gros bateau. Et bien tout le monde decolle, zodiac, capitaine et touristes compris! et ce, sur plusieur metres...

Pour se remettre de toutes ces emotions, on nous sert un delicieux barbecue bien garnie en cotelettes, en brochettes, en viandes, en salades. Un vrai festin pour tous ceux qui n'ont pas encore vomi...

En debut d'apres-midi, nous jetons l'ancre au large d'un ruisseau d'eau douce qui s'epanche dans la mer. Le tamps de faire toutes les rotations, et nous nous retrouvons tous sur des plages de sables blancs entoures de mangroves et d'eaux aux couleurs jaunes, vertes, bleues, rouges, suivant la teinte donnee par le plancton, les racines des arbres ou les algues. L'endroit est tout simplement INCROYABLE de beaute. Et tellement preserve.

Chacun y va de son masque et de son tuba, de son kayak sur l'eau translucide de la mer ou rouge des mangroves, de sa partie de peche, de sa balade sur le sable, de ses photos. Et pour embellir la fete, le soleil fait de genereuses apparitions.

Je me gave de mangroves, je taquine le tuba, je file en douce des raies trop rapides pour moi, je frole des troncs d'arbres en suspension dans des eaux limpides. En un mot : j'exulte!!

Retour sur le bateau-amiral ou les derniers aventuriers prennent place pour l'extreme-boating. L'equipage s'apprete a ranger le materiel de saut en longueur nautique lorsque je leur fais remarquer a juste titre que je n'ai pas encore eu le loisir de pratiquer l'activite...Qu'a cela ne tienne, c'est reparti pour un tour pour lequel deux ado grincant comme a un concert de Robbie Williams et venant de sortir de l'eau, m'accompagnent. Et les sensations sont vraiment enooOOoormes!! On sent le bateau quitte l'eau sur quelques fractions de secondes pour aller s'ecraser quelques metres plus loin dans un grand "splash". Genial!

La route pour Hervey est plus tranquille, et j'en profite, entre deux amuses-gueules, pour discuter avec un Allemand au bouc grisonnant et a la mine sympathique qui voyage avec sa petite famille depuis 3 semaines en Australie et jusqu'a demain.

Nous avons a peine mis le pied sur le plancher des vaches que je me precipite a la voiture. La route m'appelle!...

Et oui, en regardant la carte de la cote Est que je me suis achete, j'avais en tete, et en reference, les distances et les proportions des cartes francaises. Seulement, nous sommes ici en presence d'un pays-continent, et ce qui pourrait paraitre 100 km sont en realite 300km. Bref, je dois tracer la route si j'escompte pouvoir rendre la voiture dans les delais a l'aeroport de Cairns...

Je quitte donc Hervey Bay a 18.30pm et recupere la Bruce Highway. Je commence a bien aimer cette voie. C'est un des axes majeurs d'Australie, il est pourtant sans comparaison avec nos autoroutes. Il s'agit d'une route a double sens toute simple, elargie de temps en temps par des overtaking lanes (Maman = voie de depassement...), jalonnee par des stopping bay (aire de repos) et des panneaux bons-conseils du style "Break the Drive, Stay Alive" (Maman = tu as droit a un appel a un ami...) et parcourue par des 30Tonnes impressionnants au double remorques.

Je traverse des localites comme Childers, Gin Gin (Sante!), Miriam Vale ; et depasse sans m'en apercevoir le Tropique du Capricorne juste avant Rockhampton. Y z'auraient pu' prevenir quand meme!...A moins que ce soit a ce moment-la que mes yeux commencaient a clignoter...

Apres plus de 6h de chevauchee totomobile et quelques 425km parcourus, je fais donc une halte sur une de ces stopping bay, juste apres Rockhampton ; ce qui me fais dire qu'on peut se trouver SOUS les tropiques et faire une halte SUR le tropique (hihihihi).

Et je n'en suis qu'a la moitie de mon chemin vers ma future destination : Airlie Beach.
Aujourd'hui dans le monde : ...

Australie, on the road again


Le 06.01.09

Je quitte la maison de Pete toute endormie et pars garer Cricri pres de la plage principale de Noosa, Main Beach. Soleil et belles vagues au menu de cette matinee reposante. Comme les intrepides locaux ou de passage, je me laisse avaler par les rouleaux et, le corps bien tendu, je surfe sur ces deferlantes emeraudes qui viennent casser sur le rivage.

A 12.00pm, je retrouve Romaine a Pomona au nord de Noosa. On part pour l'ascension du Cooroora, une belle escapade bien raide et rocailleuse. Courtney avait anticipe l'effort et la chaleur et a donc opte pour une solution plus sage, la tele...

Apres plusieurs pauses au cours desquelles Romaine prend de chaudes couleurs rouges, nous atteignons enfin le sommet. De la, nous avons de magnifiques points de vue sur toute la region.

Apres cette effort commun et une descente abrupte, nous nous disons au-revoir sur le bord de la route. Je continue, toujours plus au Nord, vers Hervey Bay et Fraser Island.

La Bruce Highway est agreable, bordee d'arbres, de champs et baignee de soleil.

Je ne souhaite pas rester sur notre echec collegial a Stef, Virginie et moi lors de notre expedition a Fraser Island, alors je refais une tentative en solo. Mais une fois arrive sur place, je n'ai pas plus de reussite : tous les tours sont pleins, sans aucune place de libre avant apres-demain...La popularite du site, conjuguee aux vacances scolaires, rend l'acces a l'ile bien improbable sans reservation. Je me rabats sur un tour en bateau vers la cote Ouest de Fraser, avec au programme snorkeling, barbecue, kayak, marche sur les plages et dans les mangroves.

J'espere que le temps changera car il souffle un vent a decailler les poissons sur cette tranquille station balneaire d'Hervey Bay.

En attendant, je stationne Cricri dans un camping a 2 pas de la Marina et m'apprete a passer une premiere nuit dans le confort relatif de ma fidele compagne...


Aujourd'hui dans le monde : HAPPY BIRDTHAY DADDY!!!!!!!!... quelle fiere allure, a meme pas 70 ans!! comme quoi, la cuisine de Cricri, le jardinage et les brocantes, ca entretient!!! et bonne galette des Rois! bisous from Hervey